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lundi 28 septembre 2026

✦ Panthéon des Royaumes Oubliés : Malar - le dieu du monde sauvage

Dieu mineur du Cœur de la Furie


Holy symbol of Malar, illustrated by Stephanie Pui-Mun Law.
Titre 
: Seigneur des Bêtes, Maître des Bêtes, le Félin au Sang Noir, l'Ours Sanguinaire
Alignement : CM
Alignement du clergé : LM, NM, , CN, CM
Adorateurs : Chasseurs, lycanthropes maléfiques, carnivores intelligents, rangers et druides.
Alignement des fidèles : N, CN, LM, NM, CM
Attributions : Chasseurs, bêtes et monstres sanguinaires, sang, soif de meurtre, lycanthropes maléfiques, plaisir de la traque
Autres noms : Le Chasseur (dans le Bief de Vilhon), le Massacreur (sur la Glace Sans Fin et le Grand Glacier), l'Ours Bleu (chez les Uthgarti), Herné (pour les orques de la Grande Forêt)
Supérieur : Talos
Alliés : Aurile, Baine, Loviatar, Talos, Umberlie
Armes de prédilection : Une griffe de bête (griffe-gantelet)
Domaines divins : Chasse, Nature
Ennemis : Chauntéa, Déneïr, Eldath, Gwaeron Bourrasque, Ilmater, Luruë, Nobanion, Shiallia, Sunie, Sylvanus, Uthgar
Jours saints : La Grande Chasse, La Fête des Cerfs
Symbole : Patte bestiale couverte d'une fourrure brune, aux griffes maculées de sang frais

Malar est le dieu du monde sauvage. Au même titre qu'Aurile et Umberlie, il fait partie des Dieux de la Furie qui servent Talos. Il est vénéré par tous ceux qui chassent par plaisir, mais aussi par les rôdeurs déchus, les carnivores doués d'intelligence et les lycanthropes. Ceux qui subissent des déprédations des bêtes sauvages tentent de l'apaiser en lui offrant de la viande sanguinolente et encore chaude, mais il accepte rarement de tels cadeaux. Sous son aspect le plus favorable, il est honoré par ceux qui s'identifient avec le côté sauvage de la nature, mais aussi avec la grâce et l'amoralité du prédateur.

Malar et le plan primaire

Malar retire un plaisir presque sexuel de la chasse et de la mise à mort. Il se repaît de la terreur éprouvée par sa proie et se nourrit de son sang. Il s'exprime toujours par grognements, d'un ton menaçant. Il méprise l'équilibre que recherchent les druides et utilise ses fidèles pour veiller à ce qu'un tel état ne soit jamais atteint. Quand l'envie l'en prend, c'est-à-dire presque constamment, il se manifeste sur le plan primaire sous forme d'avatar et mène de grandes traques qui le conduisent aux quatre coins des Royaumes.

Malar affectionne deux incarnations lorsqu'il rôde dans les royaumes : la Bête et le Maître de la Chasse. En tant que Bête, il se manifeste sous la forme d'une créature féline aux mouvements élancés et souples. Sa fourrure d'ébène est couverte de sang, qui s'écoule sans cesse de ses griffes et de ses crocs, et il ne parle pas sous cette forme.

Le Maître de la Chasse, quant à lui, est humanoïde et aussi grand que la Bête est longue, plus de 3 m, mais il a aussi une fourrure noire. Au-dessus de ses yeux rouges se dresse une grande ramure de bois de cerf capable de se fondre et de réapparaître à sa guise, tandis qu'en dessous d'eux se trouve un évent, un trou enveloppé de chair plutôt qu'un nez et une bouche. Bien que capable de parler sous cette forme, il ne le fait qu'à voix basse, en grognant ou en grommelant vicieusement.


Histoire et Relations

Malar est une ancienne divinité qui remonte à l'époque où les premières bêtes parcouraient la terre. Il a toujours détesté le Peuple Royal et maintient une alliance de longue date avec Lolth contre les dieux de la Seldarine. Au cours des siècles, il a essayé d'usurper le pouvoir d'autres divinités avec plus ou moins de succès. Il est l'une des divinités de la fureur, avec Talos (son supérieur), Aurile et Umberlie, et il est allié contre les divinités de la paix, de la civilisation et de la nature, mais il nourrit une aversion particulière pour Nobanion depuis que cette divinité l'a vaincu dans un conflit féroce, connu sous le nom de Rugissement des ombres, pendant la période des troubles.

En effet, durant le Temps des Troubles, Malar a parcouru les royaumes sous forme d'avatar. Il a ainsi affronté Nobanion dans la Forêt de Gulthmere. Mais, allié aux druides de l'Enclave d'Émeraude, le Dieu Lion a réussi à repousser Malar. Le Seigneur des Bêtes a dû s'enfuir en direction du Nord mais, quand il a refait son apparition, il s'est fait traquer par le Pisteur, Gwaeron Bourrasque. Il est toutefois parvenu à défier et à tuer Herné, incarnation corrompue du Maître de la Chasse qui était arrivé dans les Royaumes suite à la vague d'immigrants à laquelle on doit également Oghma et d'autres dieux. Herné était vénéré par les orques de la Grande Forêt et Malar a absorbé sa sphère d'influence.

Lorsque la Crise des Avatars s'est achevée, Malar s'est retrouvé affaibli par la puissance croissante de Talos. Il a donc dû partir en quête de nouveaux fidèles au sein des tribus humanoïdes, et nombre de ces créatures le vénèrent désormais, en plus de leur panthéon traditionnel. Malar a également réussi à arracher quelques fidèles humains à leurs cultes animaliers respectifs, ce, après avoir massacré l'esprit-totem de chaque culte et absorbé sa sphère d'influence. L'Ours Bleu a été l'un des premiers à périr sous ses coups de griffes. Adoré par les barbares uthgarti, ce dieu avait fondé un culte perverti par de nombreux contacts avec des créatures des plans inférieurs. Dans d'autres contrées, on le vénère sous le nom de Massacreur, le Dieu Ours.


Dogmes

L'enseignement de Malar se résume à la raison du plus fort. Une mort brutale et sanglante n'est jamais vide de sens, tandis que "Puissiez-vous mourir de vieillesse" est une insulte pour un Malarite. La chasse est au cœur de la vie et de la mort. Ce duel qui oppose le chasseur et la proie est le point fort de l'existence, car il détermine qui vivra et qui mourra. Les Malarites doivent considérer que toute tâche importante est une traque et rester perpétuellement alertes. Il leur faut arpenter les contrées sauvages sans peur, comme leur maître, et ne jamais craindre la chasse. C'est en faisant preuve de bravoure qu'ils pourront s'imposer.

Les novices entendent le discours suivant :

" La sauvagerie et les émotions puissantes l'emportent toujours sur la raison et la réflexion. Les forts doivent mener une chasse à son terme sanglant le plus souvent possible et exulter en le faisant, car ce n'est qu'ainsi qu'ils pourront survivre et dominer cette meute qu'est la société, malgré les atours civilisés dont elle se revêt. Goûte le sang de tes proies et ne les tue jamais de loin. La gloire et le péril de la chasse doivent être partagés avec les autres par le biais de récits exaltants. Œuvre contre les bûcherons, les fermiers et tous ceux qui cherchent à repousser la forêt et à tuer les bêtes sauvages parce qu'elles sont dangereuses. Ne permets pas aux druides de vivre, car ils prônent, non pas la raison du plus fort, mais un équilibre soumis qui permet aux faibles de survivre et, bien souvent, de diriger. N'abats jamais les bêtes sauvages enceintes ou en bas âge, ni les profondérateurs. De cette manière, le gibier ne manquera jamais. "


L'église

Dans les régions civilisées, l'église de Malar est largement détestée, car ses membres - souvent des lycanthropes maléfiques - sont parmi les plus dangereuses menaces pour la sécurité de la population locale. Cependant, le long de la frontière et dans les régions sauvages, ceux qui doivent chasser pour se nourrir rendent hommage à contrecœur au Seigneur des Bêtes, même s'ils craignent sa cruauté. Les étrangers font parfois la différence entre les "Chasses" (ou Meutes), comme on appelle les bandes malarites, qui opèrent ouvertement et celles qui rôdent la nuit. Certains royaumes, comme Cormyr, reconnaissent légalement aux premiers le droit de chasser, tandis qu'ils considèrent les seconds comme de dangereux prédateurs à chasser ou à tuer.

L'église de Malar est peu structurée et sans hiérarchie centrale. Elle est organisée autour du concept de la Chasse et se compose de cellules locales et indépendantes. Cela la rend d'autant plus difficile à contrer ou à éliminer, car dès qu'un repaire de Malarites est contenu, un autre apparaît. Les Maîtres de la Chasse sont les chefs religieux informels de l'église et peuvent être des clercs, des druides, des rangers ou des prédateurs changeant de forme. Ils décident du lieu, de l'heure et de la proie des chasses cérémonielles des fidèles. Le poste de maître de chasse est obtenu par défi - un combat à mort si le titulaire ne démissionne pas - et le maître de chasse décide du lieu, du moment et de la proie à traquer lors des chasses cérémonielles des fidèles.

Les prêtres malarites sont appelés Seigneurs de la Chasse (pour les distinguer des adeptes laïcs, qui sont simplement "de la Chasse"). Aucun titre individuel n'est utilisé, à l'exception de Vieux Chasseur comme adresse de respect au clergé senior, mais les membres du clergé sont souvent connus sous des noms tels que Frère Cerf ou Sœur Loup en reconnaissance des bêtes les plus puissantes qu'ils ont tuées avec seulement leurs dagues, leurs mains nues ou les griffes de combat

  • Activités quotidiennes

Les clercs de Malar prient pour des sorts la nuit, de préférence sous la pleine lune. Ils adressent également des prières au Maître des Bêtes avant la chasse, pendant la poursuite, et en portant un toast sur la proie tuée (parfois avec son sang). Le sinistre Chant du Sang est entonné sur les corps de toutes les créatures tuées au cours d'une chasse, et des prières et chants rituels spécifiques accompagnent le festin de toute proie.

Les adeptes de Malar se réunissent également lors de la nouvelle lune pour des rituels impliquant d'abondants sacrifices sanglants, souvent dans des lieux sacrés dédiés au Seigneur des Bêtes . Ces cérémonies nocturnes, tenues à l'abri des regards, sont des moments cruciaux pour la communauté où la sauvagerie est exaltée et où la volonté du dieu est recherchée par le sang versé.

  • Les jours saints

La Fête des Cerfs est une cérémonie au cours de laquelle les prêtres et les adeptes de Malar chassent de nombreux gibiers avant le festival des Grandes Moissons, puis ils invitent tous les profanes à venir festoyer avec eux. Les bêtes chassées par les Malarites sont les plats principaux de cette fête de la gloutonnerie qui dure deux jours, et tous les gens sont invités (même les druides peuvent venir dîner en toute sécurité, protégés par "la paix de la table"). Lors de cette fête, le clergé s'engage publiquement à chasser tout au long de l'hiver pour garnir les tables de certaines veuves, personnes âgées, infirmes et orphelins. Ce jour marque le point culminant annuel de la considération pour la foi de Malar dans la plupart des communautés.

La Grande Chasse (ou Haute Chasse ) est un événement pratiqué une fois par saison auquel participent tous les membres du clergé malarite d'une Chasse . Ils portent des bottes et des coiffes fabriquées à partir de crânes ou de têtes de bêtes qu'ils ont personnellement tuées, et chacun d'entre eux manie n'est armé que d'un unique couteau ou des griffes du Malar. 
Leur proie - un humanoïde intelligent, généralement un être humain - est libérée dans une zone boisée (ou un vaste complexe de cavernes si nécessaire) entourée de membres du clergé malarite. La proie est souvent un druide et ne peut être un adorateur de Malar (les maîtres de chasse ne peuvent pas utiliser la Grande Chasse pour éliminer des rivaux potentiels au sein du clergé). La proie est équipée avec les objets et armes non magiques qu'elle désire et qu'elle peut raisonnablement obtenir. Elle est ensuite chassée à mort pour la gloire de Malar. Une fois tuées, les victimes de la chasse sont entièrement réduites en cendres et servent de repas à Malar. Cependant, si la proie s'échappe des limites de la chasse (établies au début de celle-ci) en un jour et une nuit ou survit jusqu'à ce que le soleil ait effacé l'horizon le matin suivant le début de la chasse, elle gagne sa liberté, ne peut plus jamais être chassée de la sorte et peut demander au maître de chasse n'importe quelle faveur qui est en son pouvoir et qui n'implique pas de tuer un Malarite .

Tenues

  • Tenue sacerdotale

A priest of Malar - Artist Ned Dameron
Les Maîtres de la Chasse portent des coiffes faites de la peau et de la tête de la bête la plus impressionnante qu'ils ont pu tuer à mains nues (généralement un ours ou un grand chat, mais parfois un ours-hibou, un leucrotta ou un peryton). Les Malarites portent des cors de chasse à la ceinture et ne sont jamais sans au moins trois poignards (généralement un dans chaque botte, deux dans des fourreaux de ceinture, un attaché à chaque avant-bras, et un autre caché dans un fourreau de nuque sous les cheveux ou dans un fourreau d'aisselle).

La tenue forestière de couleur rouge ou brune est la tenue préférée des chasseurs. Le jour, les vêtements de chasse rouges sont souvent dissimulés par un manteau de bois tacheté de noir, de gris et de vert. Des colliers d'os, de crocs et de griffes d'animaux, ainsi que diverses peaux, sont souvent portés en plus des vêtements de chasse normaux lorsque les prêtres souhaitent impressionner.

  • Tenue laïque

Lorsqu'ils partent à l'aventure, les prêtres de Malar s'habillent de façon pratique, mais la plupart d'entre eux préfèrent les armures construites à partir de peaux de créatures vivantes qui permettent une certaine souplesse et des mouvements rapides. Des colliers de griffes et de crocs et diverses peaux d'animaux prédateurs sont souvent portés pour démontrer discrètement les prouesses de chasse d'un Malarite aux membres d'une communauté.

Lieux de culte principaux

Les temples de Malar sont rares, car la plupart des Chasseurs évitent les bâtiments officiels et préfèrent les clairières sauvages ombragées. Contrairement à la plupart des cercles druidiques, ceux du culte de Malar consistent en des pierres en forme de crocs incurvés vers l'intérieur et disposés en anneau. Dans les milieux plus civilisés, où les activités des Malarites sont vues avec dégoût, la zone sacrée peut être cachée dans de vastes cavernes calcaires accessibles par un gouffre au-dessus du centre du cercle de pierres. Les passages souterrains tortueux servent de terrains de chasse où d'impitoyables Malarites traquent des proies douées de raison (en particulier des humanoïdes) capturées dans la région environnante.

  • L'Antre Divin 

Ce temple se dresse à Bézentil, dans le Grand Val, et est considéré comme le centre de la foi malarite dans toutes les régions à l'est du Bief du Dragon et au nord de Thay. Là, le Chef de Meute Skith Tsornagar dirige quelque 70 prêtres et deux fois plus de fidèles qui, tous, sont des chasseurs aguerris. Les Malarites du temple organisent de nombreuses expéditions qui les entraînent dans les régions les plus lointaines de Toril, où ils peuvent traquer un gibier exotique. Une douzaine d'entre eux sont des forgerons, chargés de créer les Vraies Griffes du Dieu (des griffes de Malar approuvées par le clergé).

  • La Terre de Chasse des Profondeurs

Il s'agit d'un temple situé dans une forêt souterraine du nom de Bois de Saul (que l'on trouve sous Montprofond, en dessous d'Eauprofonde). Il est dirigé par Benita Sombrevent, qui a sous ses ordres plus de 60 prêtres et autant de guerriers, roublards et fidèles. Son influence ne cesse de croître à Montprofond et il organise de plus en plus de chasses à la surface, dans les rues de la ville.

  • Le Tombeau de Malar 

C'est un autre lieu sacré important, une chambre funéraire souterraine où des rituels sanglants étaient pratiqués lors de chaque nouvelle lune, impliquant treize fidèles de Malar. Ce lieu, situé sur l'île de Gwynneth dans l'Archipel des Lames, est connu pour avoir été le théâtre de la résurrection du dieu après le Sortilège de la Ruine.


Ordres affiliés

On ne connaît aucun ordre de chevalerie affilié à l'église de Malar. Cependant, le clergé de Malar inclut quelques prêtres solitaires qui ne sont affiliés à aucune Meute.

Ces ermites, que l'on connaît sous le nom de Maître des Bêtes, sont réellement liés aux animaux et aux prédateurs monstrueux qu'ils peuvent presque leur parler par télépathie. Selon la rumeur, ils détiendraient des pouvoirs terrifiants qui ne seraient pas sans ressembler à ceux des druides de haut niveau. Leur caractère et leur mode de vie sont ceux de bêtes féroces et ils dominent tous les prédateurs d'une large région grâce à de multiples utilisations du sort compagnon animal (les autres Malarites, eux, ne peuvent jamais avoir plus d'un compagnon à la fois). Il est rare que les Maîtres des Bêtes réclament l'aide des autres prêtres qui se trouvent sur leur territoire mais, quand ils le font, peu de Chefs de Meute osent leur tenir tête. Il y a souvent un lien entre les zones où les Maîtres des Bêtes s'installent et celles où les cercles de druides sont présents. Les Maîtres des Bêtes et leurs serviteurs livrent une guerre sans merci aux druides des environs.

Malar est également servi par quelques rares Seigneurs des Bêtes. Ces jeteurs de sorts solitaires donnent naissance à des monstres surnaturels (bulettes, ours-hiboux, pérytons, etc.). La plupart d'entre eux sont humains, mais quelques-uns sont issus des rangs des illithids ou encore des tyrannoeils. L'un des Seigneurs des Bêtes les plus importants de tout le Nord est ainsi une liche illithid. On prétend qu'elle est basée dans les ruines de Dekanter et qu'elle cherche à se tailler un empire dans les Tréfonds Obscurs à l'aide de son armée de bêtes sauvages.

Bien que ne formant pas un ordre au sens stricte du terme, les Adeptes du Sang noir forment une redoutable confrérie de fanatiques lycanthropes naturels et infectés fidèles à Malar.


Incarner un serviteur de Malar

Jouer un clerc oun druide de Malar pose la question de l'intégration d'un personnage aux convictions radicalement mauvaises au sein d'un groupe d'aventuriers aux alignements souvent plus nuancés. La foi du Seigneur des Bêtes repose sur une philosophie de la prédation, de la bravoure et du respect de la proie, mais elle inclut également des pratiques qui heurtent la morale commune.

Almar est PJ druide de ma campagne
Un serviteur de Malar n'est pas un tueur gratuit, mais il considère que la chasse est un acte sacré, quel que soit le gibier. 

Il respecte sa proie, qu'elle soit animale ou humanoïde, car c'est elle qui donne sa raison d'être au chasseur. Il ne tue pas par soif de sang, mais par défi, par dévotion ou pour prouver sa supériorité dans un duel dont l'enjeu est la survie.

La mort est une partie naturelle du cycle de la vie, et la traque est un acte qui détermine qui est digne de vivre. Lorsqu'il prend les armes, c'est pour honorer son dieu et pour goûter au frisson de la chasse.

Ce qui distingue un clerc de Malar d'un simple assassin, c'est l'éthique de la chasse. La proie doit avoir une chance de s'échapper. Tuer sans traque, sans défi, ou attaquer par surprise est une profanation. C'est en cela que la chasse à l'humanoïde - la Grande Chasse - est un rituel central du culte, et non un simple meurtre. La proie est armée, prévenue et libérée dans un territoire délimité. Elle est traquée, pourchassée, et si elle survit jusqu'à l'aube, elle gagne sa liberté. Ce rituel, bien que perçu comme une chasse à l'homme par les civilisés, est aux yeux du Malarite un acte religieux.

  • Conséquences pour le personnage

Incarner un tel personnage, c'est accepter que ses convictions le mettent régulièrement en porte-à-faux avec le reste du groupe. Cela peut se manifester par :
Des négociations difficiles lorsque le groupe souhaite capturer un ennemi pour l'interroger, alors que le Malarite estime que la seule issue digne est la chasse et la mort.
Des tensions internes lorsqu'il doit choisir entre sa foi et la sécurité de ses compagnons. Par exemple, refuser de poursuivre un ennemi en fuite, ou au contraire s'obstiner à le traquer au mépris du danger.
D'inévitables conflits d'alignement : un groupe comptant paladin ou clerc d'une divinité bonne ne tolérera pas éternellement un compagnon qui organise des chasses rituelles sur des humanoïdes. 
Une évolution possible : le personnage peut, au contact d'autres cultures, commencer à douter de certains aspects de sa foi, ou au contraire s'enfoncer plus profondément dans le dogme malarite.

En résumé, je dirai qu'un Un clerc de Malar est un personnage qui peut fonctionner au sein d'un groupe hétéroclite, à condition que le joueur et le MJ aient défini ensemble les limites de ce qui est acceptable. Son éthique de la chasse en fait un allié loyal et courageux, mais aussi une source constante de friction morale. C'est un personnage qui pose des questions inconfortables aux autres aventuriers : jusqu'où peut-on tolérer un compagnon dont les rites impliquent la traque d'humanoïdes ?

Si vous êtes intéresser par le concept, je vous invite à lire l'article relatif au PJ druide de Malar évoluant dans le cadre de ma campagne : Almar le Père Ours.

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Références


Images et droits

Image : Holy symbol of Malar
Description : Symbole sacré de Malar
Source : Eric L. Boyd, Erik Mona (May 2002). Faiths and Pantheons. Edited by Gwendolyn F.M. Kestrel, et al. (Wizards of the Coast)
Autrice: Stephanie Pui-Mun Law

Image : Malar
Description : Représentation de Malar sous sa forme de bête.
Source : 
Auteur: 

Image : Clerc de Malar en tenue
Description : Clerc de Malar portant sa tenue de cérémonie
Source : Grubb, Jeff and Ed Greenwood. Forgotten Realms Adventures (TSR, 1990)
Artiste : Ned Dameron

Description : Portrait de Alma Père Ours, personnage imaginaire des Royaumes Oubliés pour le jeu donjons et dragons
Source : Photo de la figurine de ma collection personnelle et utilisée par le joueur, mon ami Jeff
Artiste : IA sur base de la figurine du joueur et description de votre serviteur


Mention d’usage raisonnable (fair use)

Les images présentées dans cet article sont utilisées à titre illustratif et informatif, dans un contexte non commercial, afin d’accompagner un contenu encyclopédique consacré à l’univers des Royaumes Oubliés. Conformément au principe de fair use / usage raisonnable, ces reproductions n’ont pas vocation à remplacer les œuvres originales ni à en porter atteinte à l’exploitation commerciale ou aux droits de leurs ayants droit.

dimanche 22 mars 2026

✦ Panthéon des Royaumes Oubliés : Chauntéa - la Déesse des moissons

Déesse supérieure de Maison de la Nature


Holy symbol of Chauntea, illustrated by Stephanie Pui-Mun Law.
Titres
: Grande Mère, Déesse des Moissons, Notre Mère, Celle qui façonne tout
Alignement : Neutre Bon
Alignement du clergé : Neutre Bon, Loyal Bon, Neutre
Adorateurs : Paysans, agriculteurs, serviteurs, jardiniers, druides, communautés rurales
Alignement des fidèles : Majoritairement Bon ou Neutre
Attributions : Agriculture, fertilité, flore, faune, protection, renouvellement, terre, croissance
Autres noms : Mère-Nature (Selénae), Jannah, Pahluruk (Grand Glacier), Bhalla (Rasheménie)
Arme de prédilection : Faux
Domaines divins : Vie, Nature (anciennement : Bien, Faune, Flore, Protection, Renouvellement, Terre)
Supérieur : Aucun
Plan de résidence : Maison de la Nature
Alliés : Eldath, Lathandre, Lurue, Mielikki, Séluné, Shiallia, Silvanus
Ennemis : Talona, Talos, Auril, Malar, Umberlie, Bane, Bhaal (mort), Myrkul (mort), Moander (mort)
Jours saints : L’Herbe-Verte (Greengrass), Hautes Prières de la Récolte, Prières des Moissons
Symbole : Fleur bourgeonnante entourée d’un soleil radiant (forme ancienne) ; gerbe de blé doré sur fond vert ; rose sur fond de germe de blé

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Chauntéa et le Plan Primaire

Chauntéa est aussi ancienne que Toril. À l’origine puissance des lieux sauvages et de la vie animale, elle évolua avec le monde. Lorsque les humains arrivèrent sur Toril, elle leur apprit à cultiver la terre, à l’enrichir et à en vivre sans l’épuiser. Elle devint ainsi la déesse des champs travaillés autant que des prairies fertiles.

Elle se manifeste parfois sous la forme d’une fleur poussant en un lieu improbable. Cette fleur peut éclore pour marquer son approbation ou répondre favorablement à une prière. Elle envoie aussi des esprits messagers : esprits-follets, pyrastres, oiseaux chanteurs ou même arbres parlants.

Pour la majorité des habitants de Faerûn, elle incarne le cycle naturel : naissance, croissance, maturité, déclin et renaissance.


Histoire et relations divines

Représentation traditionnelle de la déesse Chauntéa, tenant une gerbe de blé, symbole de fertilité et de prospérité, dans un style classique.
Puissance primordiale, Chauntéa est au cœur des équilibres naturels
. Son lien avec Silvanus symbolise l’union entre nature sauvage et terre cultivée. Là où Silvanus défend l’indompté, Chauntéa protège le fertile.

Elle entretient des relations harmonieuses avec Eldath, Lurue, Mielikki et Shiallia, toutes liées à la fécondité ou à la beauté naturelle. Son alliance avec Lathandre représente le renouveau perpétuel.

Ses tensions les plus violentes concernent les Dieux de la Furie : Talos, Auril et Umberlie, dont tempêtes, hivers meurtriers et raz-de-marée détruisent récoltes et communautés. Toutefois, son ennemie la plus intime demeure Talona. Là où Chauntéa nourrit, Talona corrompt ; là où la Grande Mère guérit la terre, la Dame des Poisons la rend stérile.

Leur rivalité s’exprime souvent indirectement : maladies végétales, épidémies du bétail, corruption des sols. Les prêtres de Chauntéa voient dans chaque peste agricole la main de Talona. Cette opposition structure une part importante de la théologie chauntéenne : toute destruction doit être suivie d’un acte de reconstruction.


Culte et clergé

Chauntéa est vénérée avec ferveur par paysans, jardiniers, serviteurs et druides. Propriétaires aisés comme agriculteurs pauvres sollicitent ses clercs pour améliorer leurs récoltes ou sauver leurs terres lors de sécheresses ou de pestes.

L’Église est ouverte à toutes les races et aux deux sexes. Toutefois, sa liturgie imprégnée de symboles de fertilité et de maternité attire davantage les femmes, largement majoritaires au sein du clergé.

Les clercs sont souvent d’anciens agriculteurs ou horticulteurs. Patients et pragmatiques, ils travaillent aux champs sans exiger de paiement lorsque la communauté en a besoin. Ils enseignent horticulture, herboristerie et gestion durable des sols. Ils combattent les maladies végétales et, si nécessaire, supervisent la destruction par le feu de cultures infectées, bien qu’ils répugnent à cet élément. Ils s’efforcent de ne pas laisser passer un seul jour sans aider une vie à croître.

✦ Hiérarchie

Le clergé est peu centralisé. L’autorité repose sur l’expérience et la sagesse. Les temples sont gardés par les prêtres eux-mêmes.

✦ Vêtements sacerdotaux

Les prêtres de haut rang portent des robes blanches bordées de vert sombre.
Les vêtements quotidiens privilégient brun et vert.
Les druides arborent des robes brunes simples ; ceux de haut rang portent une ceinture tressée de fils d’or.

✦ Rituels

Les fidèles prient à chaque lever du soleil ; les clercs et druides préparent leurs sorts au coucher.

Chaque plantation est accompagnée d’une prière. Les fidèles doivent planter au moins une graine tous les dix jours, entretenir la pousse et restituer à la terre leurs déchets organiques. Les graines excédentaires sont apportées au temple pour être redistribuées aux nécessiteux. Offrir nourriture et hospitalité est un acte sacré. L’argent donné au temple est censé revenir décuplé sous forme d’abondance.

Fêtes principales :
  • L’Herbe-Verte (Greengrass) : fête printanière d’exubérance et de fertilité.
  • Hautes Prières de la Récolte : cérémonie annuelle marquant le début des moissons.
  • Prières des Moissons : action de grâce locale.
  • La Sainte Communion constitue un rite de passage important. Les jeunes mariés sont encouragés à passer leur première nuit dans un champ fraîchement labouré, gage symbolique de fertilité.


Temples

Souvent bâtis en matériaux naturels ou constitués de champs consacrés. En ville, ils servent aussi de greniers communautaires et de centres d’entraide.

L'orgueil de Chauntéa est sans conteste Champdor, une gigantesque abbaye close de murs, entourée de nombreux champs. On prétend que la déesse est heureuse que plus de 5 000 personnes travaillent sur cette propriété de plus de 50 km² qui se dresse sur les berges du Dessarin, près d'Eauprofonde. Ce projet est de loin le plus ambitieux de tous ceux que les Chauntéens ont jamais mené à bien. Champdor est devenu la réserve à grain du Nord.

Avant la construction de l'abbaye, le premier lieu de culte était le Temple des Moissons, situé dans le cœur de l'Amn. Aujourd'hui encore, la beauté des jardins du temple (dont l'effectif est exclusivement féminin) reste sans pareille dans la totalité des Royaumes. Pourtant, la deuxième place actuelle du Temple des Moissons est mise en péril par un édifice plus petit mais d'une efficacité digne d'éloges : l'abbaye de la Gerbe d'Or, à Valbrume.


Dogme

Fleurir et faner sont naturels.
La destruction sans reconstruction est mauvaise.
Ne laisse pas passer un jour sans aider une vie à croître.
Protège la fertilité de la terre.
Partage les dons reçus.



Ordre religieux

Deux branches principales coexistent :
  • Les clercs pastoraux, actifs en zones civilisées, structurent la foi et soutiennent les communautés agricoles.
  • Les druides de la tradition ancienne, actifs dans les régions sauvages, se considèrent comme les héritiers de la forme la plus pure du culte.
Des tensions existent entre les deux branches. Les druides voient parfois les clercs urbains comme des institutionnalistes éloignés de la nature. Les clercs considèrent que les nations émergentes exigent une foi organisée. Chauntéa laisse volontairement une large place à l’interprétation personnelle. Ces conflits restent rarement violents, mais peuvent devenir centraux dans une intrigue.

Plusieurs ordres servent la Grande Mère: 
  • La Dame généreuse du vaste cercle : un petit cercle druidique actif près de Ravens Bluff et Dragon Falls.
  • Les Gardiens des champs : un ordre de paladins qui consacrent leur temps à aider et à protéger les habitants des zones rurales. 
  • Les Graines de la culture : un ordre nomade dédié à la lutte contre les effets de la rouille et de la famine.
  • Les Sœurs de la Maison : un ordre de prêtresses composé uniquement de femmes qui s'occupaient de la Maison des récoltes à l'Amn.


Incarner un serviteur de Chauntéa

Illustration  d’un clerc de Chauntéa portant écu, tabard, masse d’arme, camail et casque avec nasal, debout devant un paysage de champs fertiles, incarnant la protection et le service à la terre.
Selon moi, jouer un serviteur de Chauntéa peut sembler paradoxal dans le cadre d’une campagne de Donjons & Dragons 5e édition, où les clercs sont souvent perçus comme des combattants sacrés lourdement armés. Pourtant, la foi de la Grande Mère offre une approche du conflit très différente, mais tout aussi forte.

Un serviteur de Chauntéa n’est pas un fanatique belliqueux. Il est patient, enraciné et résilient. Comme la terre qu’il protège, il endure, plie parfois, mais ne rompt pas. Son courage n’est pas spectaculaire : il est constant. Cela ne signifie pas qu’il refuse le combat. Il le considère comme un dernier recours, légitime lorsqu’il s’agit de protéger :
  • une communauté rurale,
  • des innocents,
  • des terres fertiles menacées,
  • ou l’équilibre naturel corrompu (notamment par Talona ou les Dieux de la Furie).
Lorsqu’il prend les armes, ce n’est pas par goût de la violence, mais par devoir. Un clerc de Chauntéa ne prêche pas seulement : il agit. Il peut ainsi conseiller sur les récoltes, soigner les malades, organiser la distribution de nourriture, négocier des trêves pour éviter une guerre destructrice. En milieu rural, sa parole et son conseil sont recherchés.

Il parle peu de gloire personnelle et beaucoup de responsabilité collective. Il valorise l’abondance partagée plutôt que la richesse accumulée.

Un clerc de la Grande Mère peut porter une armure et arme sans contradiction. Il les voit comme des outils pour son labeur. S’il est robuste, c’est pour tenir bon face aux tempêtes, pas pour chercher la bataille. En jeu, cela peut se traduire par :
  • privilégier les sorts de protection et de soin,
  • tenter la médiation avant l’affrontement,
  • refuser les destructions gratuites,
  • exiger réparation après un saccage.
Mais si une terre est souillée ou une communauté affamée, sa colère peut être implacable. La patience de la terre a des limites.
 
Incarner ce type de personnage peut générer des conflits intérieurs intéressants.  Il peut être tiraillé entre défendre la nature sauvage ou soutenir l’expansion agricole, pardonner à un ennemi ou protéger ses fidèles, accepter une destruction nécessaire (brûler un champ contaminé) ou tenter un sauvetage risqué. Son approche des problèmes doit toujours prendre en compte l'impact sur la nature et les implications qui en résultent pour la population. Ces dilemmes donnent de la profondeur au personnage.




Références

  • Boyd, Eric L., et Erik Mona (2002). Faiths and Pantheons. Wizards of the Coast. ISBN 0-7869-2759-3.
  • Greenwood, Ed, Sean K. Reynolds, Skip Williams, et Rob Heinsoo (2001). Forgotten Realms Campaign Setting (3rd Edition). Wizards of the Coast. ISBN 0-7869-1836-5.
  • Bonner, Logan. Domains in Eberron and the Forgotten Realms (PDF, Dragon magazine). Wizards of the Coast.
  • Grubb, Jeff, Ed Greenwood, et Karen S. Martin (1987). Forgotten Realms Campaign Set (Cyclopedia of the Realms). TSR, Inc. ISBN 0-8803-8472-7.
  • Cordell, Bruce R., Ed Greenwood, et Chris Sims (2008). Les Royaumes Oubliés. Wizards of the Coast. ISBN 2-84785-004-X.

Images et droits

Image : Holy symbol of Chauntéa
Description : Symbole sacré de Chauntéa
Source : Eric L. Boyd, Erik Mona (May 2002). Faiths and Pantheons. Edited by Gwendolyn F.M. Kestrel, et al. (Wizards of the Coast), p. 19.
Autrice: Stephanie Pui-Mun Law

Image : Chauntéa
Description : Représentation traditionnelle de la déesse Chauntéa.
Source : Eric L. Boyd, Erik Mona (May 2002). Faiths and Pantheons. Edited by Gwendolyn F.M. Kestrel, et al. (Wizards of the Coast), p. 19.
Auteur: Michael Kaluta

Image : Clerc de Chauntéa devant un champ
Description : Représentation d’un clerc de Chauntéa en tenue de bataille avec écu, tabard et masse d’arme, portant un camail et un casque avec nasal, se tenant devant un paysage de champs, dessin style fusain.
Source : Généré par IA (ChatGPT) pour usage illustratif dans l’article.


Mention d’usage raisonnable (fair use)

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lundi 17 novembre 2025

✦ Panthéon des Royaumes Oubliés : Ubtao - le Dieu protecteur de Chult

Puissance majeure de la Maison de la Nature

Holy symbol of Ubtao
Alignement : Neutre
Alignement du clergé : Neutre
Adorateurs : Tribus humaines de Chult, Mazewalkers, Druidess, Guerriers
Alignement des fidèles : Neutre
Attributions : Créateur de Chult, gardien des jungles, protecteur des dinosaures
Autre nom : Aucun
Arme de prédilection : Tête de tyrannosaure (pic de guerre lourd)
Domaines divins : Nature, Vie, Tempête, Bêtes Anciennes (Homebrew)
Supérieur : Aucun
Alliés : Thard Harr
Ennemis : Eshowdow, Shar, Sseth, l'Innommable
Jours saints : Célébrations diverses liées aux ancêtres et aux saisons
Symbole : Disque orné d'un labyrinthe


Ubtao est le principal dieu vénéré par les humains de Chult, une péninsule principalement recouverte de jungles. En tant que créateur de Chult et fondateur de Mezro, il incarne la puissance et la sagesse des dinosaures, symboles de la nature sauvage qui régit cette terre mystérieuse. Sa personnalité est souvent décrite comme passive et dénuée d'émotion, marquée par une patience infinie. Ubtao maintient une distance émotionnelle palpable avec les mortels et les autres divinités, s'éloignant des préoccupations quotidiennes de ses adeptes. Ce n’est que depuis la période des Troubles qu’il a commencé à s'intéresser de nouveau à leurs vies. Les innombrables esprits de la jungle, vénérés par les habitants de Chult, sont tous des aspects de cette divinité.


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Ubtao et le plan primaire

Ubtao (oob-TAY-oh) est le dieu tutélaire de Chult. Il s’agit d’une divinité patiente et froide. Le Père des Dinosaures conserve une distance émotionnelle palpable avec les mortels et les autres dieux. Ainsi, il a l’air de rester à l’écart des événements qui agitent le monde et de ses disciples. Cependant, depuis le Temps des Troubles, il semble prêter davantage d’attention à ses fidèles. Les innombrables esprits des jungles de Chult constituent tous des aspects d'Ubtao .


Histoire et relations

Jadis, Ubtao accepta de surveiller les pics Enflammés dans l’attente de la venue de Dendar le Serpent de la Nuit et de la fin du monde. En échange, les autres dieux lui confièrent Chult et acceptèrent de ne jamais chercher à exercer leur influence dans son fief. Au fil du temps, l’essence d'Ubtao commença à se fragmenter en de nombreux esprits de la nature, l’un d’eux étant une entité de l’ombre appelée Eshowdow. Récemment, Shar a absorbé Eshowdow et son activité risque de signer la fin de l’accord conclu avec Ubtao, sans que nul ne puisse en prédire les conséquences. Le seul allié d'Ubtao est Thard Harr. Son principal ennemi (en plus d’Eshowdow) est Sseth, un aspect de Seth se faisant passer pour un dieu des yuan-tis.


Culte et clergé

Hiérarchie

Son Église est divisée en trois sectes quasi indépendantes, toutes basées parmi les divers clans humains des jungles de Chult. De nombreux membres du clergé sont des rangers multiclasses.
  • Les Arpenteurs de Dédales (Mazewalkers) présents exclusivement dans la ville de Mezro, veillent au bien-être général du clan tout en préparant les fidèles au voyage qui les attend dans le labyrinthe de la vie. Ils enseignent l’histoire et les traditions des peuplades chultiennes, offrent des conseils pour des décisions importantes comme les mariages, tentent de régler les conflits claniques et contribuent à l’application des lois de Mezro.
  • Les Seigneurs Spirituels, basés à l’écart de la ville, facilitent le passage des leurs dans le monde des esprits. Ils veillent à ce que le clan n’offense pas un vieil ancêtre ou un dieu élémentaire en omettant un rituel ou un sacrifice, et amadouent les esprits capricieux pour obtenir faveurs et conseils.
  • Les Druides de la Jungle encouragent l’intégration des clans dans la vie de la jungle. Souvent guérisseurs, ils transmettent les connaissances sur les animaux et les plantes, et sont souvent les dresseurs des animaux domestiques.

Temples

Le seul véritable temple d'Ubtao est simplement connu sous le nom de Temple d'Ubtao ou de Labyrinthe de la Vie, qui domine la ville de Mezro. Les membres et le clergé des trois sectes peuvent y pratiquer leur culte. Bien que le temple n'organise pas de services religieux réguliers, des services impromptus peuvent être organisés par les personnes présentes ou des groupes peuvent demander qu'une heure ou un jour soit réservé à leur usage.


Tenues et équipements

  • Tenue Sacerdotale
Ubtao building the city of Mezro - Eric L. Boyd (September 1997). Powers & Pantheons. Edited by Julia Martin. (TSR, Inc.), p. 89. ISBN 978-0786906574.
Les Arpenteurs de Dédales, 
Les Mazewalkers, préfèrent les tobes amples (TOE-bays) qui sont confortables dans l'humidité omniprésente. Lors des cérémonies, ils se parent de motifs complexes peints autour des yeux et de tabards sculptés dans le bois, peints de labyrinthes complexes. 

Les Seigneurs Spirituels portent de simples pagnes, même si le reste de la tribu préfère les robes, et parfois des jupes décoratives faites de longues queues d'animaux à fourrure. Ils se parent de colliers de fétiches d'animaux et de dinosaures et portent des masques sculptés dans du bois de fer, qui jouent un rôle central dans leurs rituels.

Les Druides de la jungle portent les vêtements communs à leurs clans, mais les décorent souvent de symboles ou d'images d'animaux et de dinosaures.

Les Mazewalkers, les Druides de la jungle et les Seigneurs Spirituels utilisent généralement comme symbole sacré une petite représentation d'un labyrinthe en or, en argent ou (plus généralement) en pierre semi-précieuse sculptée, en ivoire ou en os. Les masques des Seigneurs Spirituels servent de symboles sacrés.

  • Tenue séculière
Les Mazewalkers, les Druides et les Seigneurs Spirituels utilisent des armes, des armures et des boucliers propres au Chult. Les armes les plus courantes sont l’yklwa (une courte lance d’environ 4 pieds de long, avec une lame de 18 pouces) et le kerrie (une massue en bois dur avec une tête légèrement aplatie). Les autres armes incluent des haches à manche court, des dagues, des épées courtes, des cimeterres, des arcs longs et des lances de chasse. Les prêtres de haut rang portent des cuirasses et des casques en peau de dinosaure et maîtrisent l'utilisation du bouclier.


Rituels

Les clercs et les druides d'Ubtao prient pour leurs sorts à midi, lorsque la majesté d'Ubtao plane sur tout Chult.

 La plupart des humains autochtones se considèrent comme religieux, bien qu'ils le manifestent d'une manière qui étonne les voyageurs venus d'autres régions de Faerûn. Il existe apparemment des dizaines de cérémonies sacrées et de jours saints, dont beaucoup sont liés aux ancêtres décédés, à la période de l'année, à l'endroit où le peuple va chasser, s'installer ou passer ensuite, ou sont nécessaires avant d'effectuer certaines activités, comme chasser un certain animal ou enterrer un mort. 

Lorsque leurs petits autels de pierre mobiles ne sont pas utilisés pour ces cérémonies, ils les traitent comme s'il s'agissait d'un simple rocher. Les Mazewalkers sont généralement des clercs, tandis que les Seigneurs Spirituels sont généralement des adeptes. Les Druides de la jungle sont des druides. 


Ordres Religieux

  • Les Porteurs de Lance d'Ubtao se font un devoir de protéger le monde de Dendar. Leur objectif est de donner à 'Ubtao la force nécessaire pour vaincre le Serpent de la Nuit lorsqu'il viendra dévorer le soleil. Pour ce faire, ils procèdent à un grand nombre de rituels, dont beaucoup impliquent des sacrifices de sensitifs.
  • Les Barae de Mezro sont sept hommes et femmes, puissants champions d'Ubtao, choisis par leur dieu pour défendre la ville sainte de Mezro. Ils vivent éternellement ; leur sagesse et leur foi les protègent de la vieillesse et de la maladie. Cependant, ils peuvent être assassinés ou perdre la vie sur le champ de bataille. En échange de leur vie éternelle, ils doivent protéger Mezro de tout danger. Si un bara est tué, un autre est choisi par Ubtao pour le remplacer. C'est la seule fois où un mortel peut entrer dans le barado, un endroit spécial dans le grand temple d'Ubtao. L'épreuve du bara est faussement simple et s'articule autour de la croyance du Chultan selon laquelle la vie de chaque individu peut être représentée comme un labyrinthe. Si le suppliant accomplit correctement le labyrinthe de sa vie, Ubtao accorde au nouveau bara un pouvoir fantastique à mettre au service de Mezro. Si le suppliant échoue, il est emporté dans l'au-delà. Les femmes et les hommes qui deviennent bara sont tenus de garder le secret sur la nature du test d'Ubtao. Les barae vivent pour la défense de Mezro. Si la ville était totalement détruite, ils tomberaient en poussière. Pendant que la cité prospère, ils sont dotés d'un certain nombre de capacités spéciales.
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Références

  • Eric L. Boyd, Erik Mona (May 2002). Faiths and Pantheons. Edited by Gwendolyn F.M. Kestrel, et al. (Wizards of the Coast). ISBN 0-7869-2759-3.
  • Bruce R. Cordell, Ed Greenwood, Chris Sims (August 2008). Forgotten Realms Campaign Guide. Edited by Jennifer Clarke Wilkes, et al. (Wizards of the Coast). ISBN 978-0-7869-4924-3.
  • Eric L. Boyd (September 1997). Powers & Pantheons. Edited by Julia Martin. (TSR, Inc.). ISBN 978-0786906574.
  • Eric L. Boyd (June 1995). “Forgotten Deities: Sebek”. In Duane Maxwell ed. Polyhedron #108 (TSR, Inc.).
  • Bruce R. Cordell, Gwendolyn F.M. Kestrel, Jeff Quick (October 2003). Underdark. (Wizards of the Coast). ISBN 0-7869-3053-5.
  • Ed Greenwood, Sean K. Reynolds, Skip Williams, Rob Heinsoo (June 2001). Forgotten Realms Campaign Setting 3rd edition. (Wizards of the Coast). ISBN 0-7869-1836-5.
  • Richard Baker, James Wyatt (March 2004). Player's Guide to Faerûn. (Wizards of the Coast). ISBN 0-7869-3134-5.
  • Hal Maclean (September 2004). “Seven Deadly Domains”. In Matthew Sernett ed. Dragon #323 (Paizo Publishing, LLC).
  • James Lowder (November 1992). The Ring of Winter. (TSR, Inc.).
  • Eric L. Boyd (November 1998). Demihuman Deities. Edited by Julia Martin. (TSR, Inc.). ISBN 0-7869-1239-1.
  • Illustration: Ubtao construisant la ville de Mezro, sous le regard de son ami Thard Harr. Ses ennemis l'observent également : Sseth vole au-dessus de sa tête et Eshowdow rampe sur le sol. Source Powers & Pantheons, p. 89 - Auteur non spécifié