Canon antichar Zis-2 de 57 mm
Mon armée soviétique Bolt Action vient de s'offrir un sérieux coup de punch avec l'arrivée en ligne d'un canon antichar ZiS-2 de 57 mm. Finie la galère face aux blindés allemands ! Je vous propose de découvrir cette pièce d'artillerie redoutable, sa figurine et son rôle sur le champ de bataille.
Le Blister
Le blister se compose du canon lui-même et de trois servants. J'ai opté pour la version été, avec des servants en tenue classique. Comme pour presque toute mon armée soviétique, c'est l'ami Laurent qui se cache derrière le pinceau – encore un grand merci à lui pour ce superbe travail.
Précision historique
Le ZiS-2 est un canon antichar de 57 mm utilisé par l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. « ZiS » signifie Zavod imeni Stalina (Usine Staline), la fabrique d’artillerie n°92 de Moscou. Voilà pour l’acronyme.
Mis au point juste avant la guerre, le ZiS-2 était conçu pour percer les blindages épais des futurs chars lourds allemands. C'est un canon semi-automatique à tir rapide, capable d'atteindre 25 coups par minute – de quoi faire très mal. Mais : au début de l'invasion de 1941, on croise surtout des Panzer III et IV peu blindés… Son obus de 57 mm traverse tout sans exploser correctement. On le juge trop puissant (et cher). La production s'arrête.
En 1943, les Tigres et Panthers apparaissent. Soudain, le vieux canon de 45 mm ne sert plus à rien – et même mon pauvre 45 mm dans mon armée n'inquiétait guère Oll ou Astryax quand ils déployaient leurs Panzer IV. Le ZiS-2 est remis en production illico. Et là, il fait des merveilles : à 1000 m, il traverse 100 mm d'acier. Le canon antichar soviétique de 45 mm, lui, peut aller ranger ses obus.
En jeu, c'est un excellent compromis : moins cher qu'un ZiS-3, plus perforant que le 45 mm. Idéal pour chasser les blindés moyens lourds. Son petit calibre le rend plus discret (difficile à repérer). Par contre, souffle d'obus limité contre l'infanterie.
Mais un bon canon antichar ne fait pas tout. Sur un champ de bataille signé Bolt Action, l'infanterie adverse reste une menace permanente, tout comme les véhicules légers ou les appuis aériens. Pour compléter ma batterie antichar, j'avais besoin d'une arme polyvalente, capable de balayer une rue, de harceler un flanc ou d'envoyer un message clair à un avion trop curieux. C'est là qu'intervient la seconde pièce maîtresse de ce renfort : la terrifiante DShK.
Mitrailleuse lourde DShK de 12,7 mm
La DShK (pour Degtyaryov-Shpagin, les noms de ses deux concepteurs) était la mitrailleuse lourde standard de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Nourrie par bande, chambrée en 12,7 mm, elle soutient aisément la comparaison avec la célèbre Browning M2HB américaine. Polyvalente, on la montait aussi bien sur des affûts à roues (à l'image de la vieille Maxim) que sur un trépied haut pour la défense antiaérienne. Son acronyme DShK lui a valu le surnom affectueux de « Dushka » , qui signifie littéralement « chérie » ou « ma bien-aimée » en russe.
Choix de figurine : Copplestone Castings
Pour des raisons de prix (et pour varier les plaisirs), j'ai opté pour une mitrailleuse bolchevique de chez Copplestone Castings. Le blister contient trois figurines en métal. La principale différence par rapport aux offres classiques Warlord Games : les servants portent des casquettes et non des casques. Ça leur donne un petit côté « premières années de la guerre » ou « unités de réserve/ gardes rouges » très sympathique. De plus la casquette (pilotka) était très courante en 1941-42, puis remplacée progressivement par le casque en 1943-44. Mais rien n'empêche d'avoir une unité « décalée » ou de début de guerre. Là encore, c'est Laurent qui l'a peinte.