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vendredi 29 mai 2026

✦ Bolt Action : Figurine Soviet Army Zis-2 57mm anti-tank gun

 Canon antichar Zis-2 de 57 mm

Mon armée soviétique Bolt Action vient de s'offrir un sérieux coup de punch avec l'arrivée en ligne d'un canon antichar ZiS-2 de 57 mm. Finie la galère face aux blindés allemands ! Je vous propose de découvrir cette pièce d'artillerie redoutable, sa figurine et son rôle sur le champ de bataille.

Figurine peinte Soviet (Bolt Action)  WGB-RI-37K Zis-2 57mm anti-tank gun


Le Blister

Le blister se compose du canon lui-même et de trois servants. J'ai opté pour la version été, avec des servants en tenue classique. Comme pour presque toute mon armée soviétique, c'est l'ami Laurent qui se cache derrière le pinceau – encore un grand merci à lui pour ce superbe travail.



Précision historique

Le ZiS-2 est un canon antichar de 57 mm utilisé par l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. « ZiS » signifie Zavod imeni Stalina (Usine Staline), la fabrique d’artillerie n°92 de Moscou. Voilà pour l’acronyme.

Mis au point juste avant la guerre, le ZiS-2 était conçu pour percer les blindages épais des futurs chars lourds allemands. C'est un canon semi-automatique à tir rapide, capable d'atteindre 25 coups par minute – de quoi faire très mal. Mais : au début de l'invasion de 1941, on croise surtout des Panzer III et IV peu blindés… Son obus de 57 mm traverse tout sans exploser correctement. On le juge trop puissant (et cher). La production s'arrête.



En 1943, les Tigres et Panthers apparaissent. Soudain, le vieux canon de 45 mm ne sert plus à rien – et même mon pauvre 45 mm dans mon armée n'inquiétait guère Oll ou Astryax quand ils déployaient leurs Panzer IV. Le ZiS-2 est remis en production illico. Et là, il fait des merveilles : à 1000 m, il traverse 100 mm d'acier. Le canon antichar soviétique de 45 mm, lui, peut aller ranger ses obus.

En jeu, c'est un excellent compromis : moins cher qu'un ZiS-3, plus perforant que le 45 mm. Idéal pour chasser les blindés moyens lourds. Son petit calibre le rend plus discret (difficile à repérer). Par contre, souffle d'obus limité contre l'infanterie.

Mais un bon canon antichar ne fait pas tout. Sur un champ de bataille signé Bolt Action, l'infanterie adverse reste une menace permanente, tout comme les véhicules légers ou les appuis aériens. Pour compléter ma batterie antichar, j'avais besoin d'une arme polyvalente, capable de balayer une rue, de harceler un flanc ou d'envoyer un message clair à un avion trop curieux. C'est là qu'intervient la seconde pièce maîtresse de ce renfort : la terrifiante DShK.


Mitrailleuse lourde DShK de 12,7 mm

La DShK (pour Degtyaryov-Shpagin, les noms de ses deux concepteurs) était la mitrailleuse lourde standard de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Nourrie par bande, chambrée en 12,7 mm, elle soutient aisément la comparaison avec la célèbre Browning M2HB américaine. Polyvalente, on la montait aussi bien sur des affûts à roues (à l'image de la vieille Maxim) que sur un trépied haut pour la défense antiaérienne. Son acronyme DShK lui a valu le surnom affectueux de « Dushka » , qui signifie littéralement « chérie » ou « ma bien-aimée » en russe.



Choix de figurine : Copplestone Castings

Pour des raisons de prix (et pour varier les plaisirs), j'ai opté pour une mitrailleuse bolchevique de chez Copplestone Castings. Le blister contient trois figurines en métal. La principale différence par rapport aux offres classiques Warlord Games : les servants portent des casquettes et non des casques. Ça leur donne un petit côté « premières années de la guerre » ou « unités de réserve/ gardes rouges » très sympathique. De plus la casquette (pilotka) était très courante en 1941-42, puis remplacée progressivement par le casque en 1943-44. Mais rien n'empêche d'avoir une unité « décalée » ou de début de guerre. Là encore, c'est Laurent qui l'a peinte.

Figurine peinte Soviet (Guerre Civile Russe) COC-BC06 Bolshevik Machine Gun


Figurine peinte - Copplestone Castings - Bolshevik Machine Gun





samedi 24 janvier 2026

✦ Hail Caesar - Officier romain Silvius Brabo, Figurine 28 mm

 Silvius Brabo : une figure légendaire d’Anvers

Parmi les figures fondatrices de l’imaginaire anversois, Silvius Brabo occupe une place singulière. Personnage semi-légendaire, héros civil plus que chevalier mythique, il est surtout connu pour un acte brutal et symbolique : la mise à mort du géant Antigoon et l’amputation de sa main, jetée dans l’Escaut. Un geste fondateur, qui selon la tradition populaire expliquerait le nom même d’Anvers — hand werpen, « jeter la main ».

C’est ce personnage, à la frontière entre histoire, mythe et récit fondateur, qui a été choisi par les organisateurs de la convention Crisis 2018 pour la figurine offerte aux visiteurs. Comme chaque année, Crisis perpétuait ainsi une tradition appréciée : proposer une miniature représentant une figure liée à l’histoire ou à la légende de la ville

Figurine 28 mm de Silvius Brabo, personnage légendaire d’Anvers, figurine Crisis 2018 sculptée par Paul Hicks, en cotte de mailles et tunique rouge.

La figurine de Silvius Brabo, à l’échelle 28 mm, a été sculptée par Paul Hicks, Brabo n’est pas figé dans un moment de triomphe, mais présenté dans une attitude plus calme, presque narrative.

Il est représenté portant une cotte de mailles sous une tunique rouge, couleur fréquemment associée aux représentations médiévales de figures civiles ou militaires de rang intermédiaire. Une carpe blanche protège les épaules et le cou, détail crédible qui rappelle les dispositifs textiles utilisés pour limiter les coupures et les frottements provoqués par l’armure.

Dans sa main droite, Brabo tient une épée, tandis que son casque est porté sous le bras gauche. Là encore, la pose suggère davantage un moment de transition qu’un instant de combat.

La mise en peinture a été réalisée par Laurent, dont j’apprécie, comme toujours, le travail. Sa peinture met en valeur la sculpture sans chercher à la surinterpréter. Les choix restent lisibles, les contrastes sont maîtrisés, et les textures — maille, tissu, métal — sont traitées simplement comme j'aime.


jeudi 30 octobre 2025

✦ Bolt Action : rapport de bataille - Duel entre l’Armée rouge et la Wehrmacht dans la steppe russe

Introduction et objectifs

Quelque part dans la steppe russe, l’Armée rouge et les troupes de la Wehrmacht se cherchent, se contournent… jusqu’à ce que le destin les amène aux abords d’un petit hameau sans nom. Au milieu des riches champs de blé mûr se dressent trois izbas aux toits de chaume, désertées par leurs habitants.

Bolt Action - champ de bataille pour l’Armée rouge et la Wehrmacht dans la steppe russe

Venant du sud-ouest, les forces soviétiques se déploient en une masse compacte, accompagnées de véhicules chargés de fantassins. Les pièces de soutien sont rapidement mises en batterie : un canon antichar, une mitrailleuse moyenne (MMG) et un mortier moyen. En pointe de cette armée rouge avancent un char BT-7 et un canon automoteur SU-76, fer de lance de l’ost soviétique.

Vue du déploiement des troupes soviétiques, avec chars BT-7 et SU-76 avançant à travers les champs de blé vers les positions allemandes lors d’une partie de Bolt Action.

De l’autre côté de la plaine, rugissent les moteurs d’un Panzer IV et d’un StuG. De jeunes recrues allemandes se dissimulent autour du dépôt de munitions tandis que des vétérans progressent à bord de leur camion Opel. Silencieusement, un sniper se positionne pour avoir une vue dégagée sur les armes de soutien soviétiques, qui forment un réduit défensif autour de leur propre réserve de munitions. En réserve, le commandant allemand garde un Sd.Kfz. 251 transportant une unité de soldats SS, prêt à fondre sur l’ennemi au moment décisif.

Photo du champ de bataille Bolt Action vue du dessus, avec annotations indiquant les positions des unités de l’Armée rouge et de la Wehrmacht : chars BT-7, SU-76, Panzer III, StuG, infanterie et dépôts de munitions.


Les officiers des deux camps ont reçu le même ordre : détruire les réserves de munitions et de carburant de l’adversaire.

Gros plan du StuG III de la Wehrmacht avançant à travers la steppe russe lors d’une partie de Bolt Action, prêt à affronter les blindés soviétiques.

Les Rouges passent à l'attaque

Les soldats rouges, fidèles à leur doctrine, se lancent en avant… mais ont-ils réellement le choix ? Sur leur flanc droit, le véhicule chenillé se dirige rapidement vers l’izba la plus au nord, où un observateur d’artillerie dissimulé ne perd rien des mouvements ennemis.

Vue du secteur soviétique lors d’une partie de Bolt Action : un camion de transport et un canon antichar appuient l’avancée de l’infanterie, tandis que le char BT-7 se prépare à engager l’ennemi.


Gros plan du camion Opel Blitz allemand chargé de fantassins de la Wehrmacht se dirigeant vers le front dans une partie de Bolt Action, avant le débarquement sous le feu soviétique.

Au centre du dispositif allemand, les fantassins débarquent de leur camion pour prendre position derrière les haies qui bordent le chemin de terre. Un sourire satisfait ourle le visage de l’observateur russe : il indique à l’artillerie longue portée où concentrer le feu. Un déluge de feu s’abat alors sur le centre allemand. Vétérans, recrues, camion et officier principal subissent un intense tir. Le commandant en chef de la Wehrmacht est tué sur le coup, les vétérans subissent des pertes et les bleusailles se terrent dans la forêt.

Vue du camion Opel Blitz précédemment débarqué, avec les fantassins allemands pris dans un barrage d’artillerie soviétique lors d’une partie de Bolt Action. Des marqueurs d’explosion et de PIN indiquent l’intensité du feu ennemi.



La riposte allemande

Furieux, les blindés allemands se lancent à l’assaut. Le StuG file vers le sud et encaisse un premier coup du canon antichar russe, mais l’obus rebondit sur le blindage. Au nord, le Panzer IV se positionne sur une trajectoire d’interception des blindés adverses, tout en tentant, sans succès, de déloger l’observateur russe à coups de MMG.

Les Russes comprennent rapidement qu’il sera difficile de stopper le StuG, qui, frustré de ne pas avoir de cible de choix, se lance dans un assaut pour écraser les servants de mitrailleuses et de mortiers. Mais ces derniers parviennent à s’écarter habilement des chenilles du monstre blindé.


Le Lieutenant Dismitrov fait de grands signes au chauffeur du BT-7, qui change de direction et ouvre le feu sur le flanc du StuG. Le tir est précis : une chenille est arrachée et le blindé s’immobilise, privé de toute mobilité.


Au nord, le Panzer IV, après avoir survécu à un tir d’anti‑char, bondit vers les troupes russes. Une nouvelle fois, celles-ci s’écartent avec discipline… mais le Panzer IV ouvre le feu sur le transport de troupe qui explose dans un fracas de métal et de flammes.




La montée en intensité

Le BT-7 tente une nouvelle fois d’achever le StuG, mais même à bout portant, le tir ne perce pas. Le SU-76, qui pilonnait jusque-là les fantassins allemands, profite de l’exposition du Panzer IV pour tenter sa chance. Après avoir chargé un obus antichar, le tireur ouvre le feu… mais l’obus passe à côté, manquant sa cible.


La tourelle du Panzer IV pivote aussitôt vers la nouvelle menace. L’équipage vétéran n’hésite pas : le SU-76 est touché de plein fouet et explose dans un nuage de flammes. Le colonel Dismitrov fait la grimace : le BT-7 a peu de chances de triompher face à ce monstre nazi.


Qu’à cela ne tienne. Saisissant son sifflet, Dismitrov ordonne un assaut général de l’infanterie contre le camp adverse. Le centre du dispositif allemand s’effondre : tous les fantassins encore présents derrière les haies sont éliminés. Seuls les bleusailles continuent de défendre le camp.


C’est alors que la petite voiture bleue de l’officier file à travers le champ de bataille, contournant les défenses allemandes pour s’emparer du dépôt adverse.


Le dénouement

C’est à cet instant que le Sd.Kfz. 251 de l’unité SS surgit non loin des positions russes et fonce droit sur le camp. À la grande horreur de Dismitrov, le canon antichar, resté en attente depuis le début, ne réagit pas à l’apparition du véhicule. (Petit dépit tactique : j’avais par inadvertance ramassé le dé d’alerte laissé depuis le tour 3 en prévision de l’arrivée du Sd.Kfz. 251… Oll ne croyait pas à sa chance.)


Les SS, armés de SMG, ouvrent le feu dans le camp, semant le chaos, mais la chance tourne : ils ne parviennent pas à faire exploser les réserves de munitions. Dismitrov peut donc encore espérer sauver sa tête.


Avec l’énergie du désespoir et la peur de finir dans un camp de prisonniers, les fantassins russes atteignent finalement le camp allemand. Les jeunes recrues de la Wehrmacht sont submergées, et l’officier sort de sa voiture pour lancer une grenade sur les réserves allemandes. C'est l'explosion qui  fait écho à celle des Allemands.


En effet, les SS, débarrassés de toute opposition, déclenchent eux aussi l’explosion des réserves de l’Armée rouge. Pour faire bonne mesure, le Panzer IV détruit le BT-7. Le sniper allemand, lui, remet son fusil en bandoulière et se retire sans gloire, n’ayant abattu qu’un unique servant de mitrailleuse durant tout l’affrontement.


Épuisées et sévèrement affaiblies, les deux armées se retirent…



Résultat : match nul



vendredi 10 octobre 2025

✦ Bolt action - Troupes coloniales italiennes

Italian Colonial Troops Infantry Squad

À la fin du XIXᵉ siècle, l’Italie s’est engagée dans une politique de colonisation en Afrique, notamment en Érythrée. C’est dans ce contexte que furent formés les bataillons d’Ascari érythréens, intégrés durablement dans les forces coloniales italiennes. Armés et équipés à l’italienne, ces soldats se distinguaient par leur discipline et leur combativité.

Unité complète de troupes coloniales italiennes Askari peinte – figurines Warlord Games pour Bolt Action
Troupe d'askaris italiens

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils jouèrent un rôle crucial dans les campagnes d’Afrique de l’Est et du Nord. Ils continuèrent à servir jusqu’à la chute de l’Afrique orientale italienne en 1941.

Officier italien des troupes coloniales Askari – figurine 28 mm Warlord Games peinte

Soldat Askari italien avec fusil Carcano – figurine Warlord Games peinte

Soldat Askari des troupes coloniales italiennes – uniforme kaki clair

Figurine d’Askari italien chargeant son arme – peinture Bolt Action

J'ai ajouté récemment le set " Italian Colonial Troops Infantry Squad" à mon armée. Il comprend 10 figurines en métal (aucun assemblage requis, seulement le collage sur socles) dont une arme de soutien. J'aime beaucoup ce format de boîte car les 10 figurines ont des poses différentes et je préfère le métal au plastic.  Pour la peinture, c'est l'ami Laurent qui l'a réalisé en tout début d'année.


Figurine 28 mm d’infanterie Askari italienne – Bolt Action Warlord Games

Équipe d’arme lourde des troupes coloniales italiennes Askari – figurines métal 28 mm Warlord Games

Soldat colonial italien Askari en mouvement – figurine Warlord Games

Figurine d’Askari italien en position de tir – peinture Bolt Action

mardi 16 septembre 2025

✦ Bolt Action : rapport de bataille - L'armée rouge encaisse le choc

Armée rouges contre Wehrmacht

Suite à son retour de vacances mon ami Jeff, alias Astryax, m'a demandé de lui faire découvrir la V3 du jeu Bolt Action que j'avais testée une semaine plus tôt avec mon ami Oll. C'est une demande qui ne se refuse pas et une nouvelle fois les troupes allemandes se sont enfoncées dans le territoire soviétique afin d'affronter l'armée rouge. Je jouais les russes et Jeff et Nathan commandaient l'armée allemande.

Les plaines russes sont derechef  le théâtre d'un affrontement est-ouest.

Le scénario tiré pour l'occasion était basique: les deux armées se tombent dessous par hasard et essaient d'infliger le plus de perte à l'adversaire.  J'ai peu de photos à proposer car la ligne d'affrontement s'est très rapidement stabilisée, les allemands ne procédant qu'à un unique ordre d'Avancée (Fatal) durant toute la partie. Ceci explique cela.

Le flanc droit des rouges se préparent à l'assaut.
 
Concernant mon armée, j'avais tiré les enseignements de ma partie contre Oll: j'avais ajouté de la mobilité  avec camion, transport chenillé et même une voiture qui permettait à l'officier de parcourir rapidement le champ de bataille. Côté blindé, j'ai renoncé au char moyen au profit d'une artillerie mobile avec un SU-76 et un char léger avec un BT-7. Venaient ensuite deux unités d'infanterie complètes à 12 figurines, une pièce d'artillerie, une unité de support avec un mortier moyen et une MMG et enfin un observateur d'artillerie, indispensable dans une armée soviétique. Toute l'armée était composée de troupes régulières.
 
Le flanc gauche est entièrement mécanisé pour porter la guerre chez l'ennemi.

De leur côté, Jeff et Nathan avaient regroupé une force composée de troupes d'élite. Sous la bannière du 3éme Reich s'alignaient une unité de parachutistes vétérans, une unité d'infanterie vétéran, un canon anti char lourd vétéran, un peloton de soutien comprenant mortier moyen et MMG. L'ensemble était soutenu par un panzer 4 et un vil sniper.

Le flanc droit allemand en début mais aussi en fin de partie (Il faudrait retirer un fantassin en fin de partie)


Le canon lourd des allemands est au centre de leur dispositif.

La partie est assez rapide à résumer: après un bombardement d'artillerie russe qui détruit le Panzer IV au tour 2 et sonne les unités au centre du dispositif allemand, les troupes s'élancent sur l'ensemble de la ligne de front et atteignent rapidement le centre du champ de bataille. Les allemands ne feront pas un pas en avant, peut être tétanisés par la perte de leur unique blindé. Plus prosaïquement, je pencherai pour la traditionnelle tactique attentiste (et très elfique) de Nathan.

L'artillerie russe fait une nouvelle fois mouche en détruisant le panzer IV.

Dans un premier temps l'offensive russe se fait pressente mais rapidement la différence entre soldats vétérans allemands et réguliers russes se fait sentir. Malgré une puissance de feu supérieure en début de partie, les rouges n'infligent presque aucune perte aux allemands. Le cumul du 5+ pour blesser un vétéran et du jet de sauvegarde même en couvert léger est très favorable aux troupes classés vétérans.

Les russes sont à l'initiative durant les 3 premiers tours.


Ils le sont sur les deux flancs.

Brusquement, à partir du tour 3, les russes vont se retrouver totalement paralysés par une série totalement catastrophique de jets de commandement, même en présence des officiers. J'enchaîne les 11 sur la totalité de ma ligne de bataille. L'offensive est stoppée nette alors que je n'avais en moyenne que 1 ou 2 points de stress. Les deux unités d'infanterie, le transport blindé sur le flanc droit ne joueront plus de la partie. L'arrivée de l'officier en voiture n'y change rien, pire il est abattu par ses propres troupes suite à un calamiteux 12.  A gauche la situation est identique: le SU-76 cesse tout simplement de tirer et l'infanterie est sonnée. Subissant les tirs des allemands au tour suivant, la situation s'aggrave très rapidement et je perds tout espoir de remporter la partie.



Seuls l'artillerie et le BT-7 restent opérationnelle mais sans infliger de dégâts majeurs à l'ennemi.  Le BT-7 n'infligera aucune blessure lors de la partie. Le duel entre le canon moyen des russes et le canon lourd des allemands se conclue à l'avantage de ce dernier, tout en voyant ses servants être réduit à un unique artilleur. C'est d'ailleurs la seule règle qui nous a trouvé circonspect: comment un canon lourd ayant 5 servants en début de partie pour fonctionner peut-il encore tirer avec un unique servant en souvent d'un simple malus de 1 ? C'est peut être une simplification excessive car aucun d'entre-nous ne peut concevoir qu'un soldat seul peut charger pointer et tirer avec un canon lourd à chaque tour.

L'officier russe arrive pour mettre de l'ordre, il sera abattu par ses propres troupes.

Les allemands ne profiteront cependant pas complétement de la paralysie de mon armée. Ne quittant pas leur position, tous les hommes ne sont plus à portée (Notamment les SMG). Ils n'infligent pas suffisamment de dégâts pour anéantir les unités russes. Ainsi l'infanterie au sol, dans des couverts légers, résistent aux mitraillages en règle qu'elle subit. 

Cependant au dernier tour, les allemands ont un point de victoire d'avance sur les russes. C'est alors qu'un miracle va se produire: mon SU-76 parvient à s'activer et à toucher puis à détruire le mortier moyen adverse. Nous sommes à égalité. 

Les allemands ont encore une unité à activer: les parachutistes ! La MG-42 fauche les rangs des rares fantassins encore en vie dans le champ face à eux. Sur 4 soldats encore en vie, deux survivent ! Mais je dois tester mon moral avec 8 points de stress accumulés. Seul un double 1 peut me permettre d'arracher le match nul. Et je sors ce résultat improbable. Jeff et Nathan, fairplay, ont reconnu que cette réussite compensait les catastrophiques jets des 3 tours précédents

La partie a été vraiment très agréable à jouer, dans le jardin et sous le soleil. Jeff et Nathan ont beaucoup apprécié cette nouvelle version de Bolt Action et l'ensemble des améliorations apportées. Comme indiqué précédemment, seule la règle relative aux servants d'artillerie nous a paru bien incongru. 

Une prochaine partie est déjà programmée avec Oll qui m'a contacté le soir même pour jouer un match retour. 

dimanche 31 août 2025

✦ Bolt Action : Rapport de bataille - Rencontre fortuite entre l’Armée rouge et la Wehrmacht dans la steppe russe

Grande guerre patriotique

A l'occasion de la sortie de Bolt Action V3 en français, Olivier et moi, nous avons décidé  de tester le système lors d'un affrontement entre les soviétiques et les allemands. Oll incarnait les allemands et les soviétiques étaient joués par votre serviteur.

Bataille dans la campagne russe.

Les points de victoire étaient remportés non en détruisant des troupes adverses mais en sortant nos unités par le bord d'entrée adverse. Lorsque je débute la partie, je suis assez inquiet car mon armée était étudiée pour une action plus défensive. Je ne dispose d'aucun transport alors que Oll dispose d'un Sdk-FZ transportant une unité d'élite qui se retrouve rapidement en bordure de mes lignes mais aussi d'un kattenkrad qui traque son artillerie. C'est donc potentiellement des unités qui peuvent rapidement traverser le champ de bataille sous la couverture du panther.

Mais Oll va prendre une décision qui va me surprendre en faisant faire demi-tour à son unité de para qui renonce à sortir afin de tenter de m'empêcher de sortir mes propres troupes. Le pari se révèle perdant: les soviets sont comme des tiques et il n'est pas facile de les faire décrocher. Les officiers et commissaires savent motiver les troupes pour aller de l'avant.

L'armée soviétique fait son entrée.

La Wehrmacht s'engage à son tour.

Vilaine surprise pour les allemands: un T-34 fait son apparition

Les soldats du Reich ne sont pas en reste avec un panzer IV

Les fantassions soviétiques se lancent immédiatement à l'assaut.

L'artillerie allemande aura bien des difficultés à toucher une cible.

Le T-26 n'hésite pas à se frotter au Panther mais son canon ne se révèle pas assez puissant.

Malgré trois coups au but , c'est le Panzer IV qui vient à bout du T-34.

La bête est immobilisée par un tir de panzerfaust sur le flanc.

Un kettenkrad tente de franchir les lignes soviétiques.

Mais le transport est rapidement capturé.

L'intervention des parachutistes ne change pas le cours de la partie


Quand Oll réalise qu'il ne parviendra pas à stopper complétement mon avancée, il est trop tard et le match prend fin. Cependant la partie a été très équilibrée et tendue. Les Rouges remportent la victoire sur le fil avec 2 unités sorties et une dans sa zone de déploiement contre une unité sortie pour les allemands. 

Conclusion

J'ai beaucoup apprécié le nouveau système. Ce n'est pas un simple lifting et les modifications apportées sont les bienvenues. Sans être exhaustif, on peut noter 

  • Tir simplifié et plus fluide : finis les innombrables modificateurs (longue portée, etc.) : maintenant seuls quelques modificateurs clés sont pris en compte (comme tir en mouvement, point-blank, unité sous pression…), simplifiant grandement le processus de tir. C'est vraiment appréciable et les tirs sont généralement plus rapides à résoudre, plus létaux
  • Sauvegardes de couverture : les unités en couverture bénéficient désormais d'un jet de sauvegarde (Soft Cover 5+, Hard Cover 4+, +2 si à terre). Cela évite de voir ses troupes disparaître trop rapidement.
  • Construction d’armée revisitée On passe à une structure basée sur des platoons spécialisés, ce qui rend les listes plus thématiques et mieux équilibrées. J'étais un peu sceptique au début, et au final j'ai me beaucoup ce nouveau système de recrutement.
  • Coût des officiers réduit considérablement : par exemple, un lieutenant passe de 75 pts à 30 pts, un major de 150 à 60 pts. Moins chers, ils sont aussi plus efficaces, incitant à en avoir plusieurs sur le terrain. 
  • Véhicules et dégâts :  Introduction de nouvelles tables de dégâts pour distinguer les dégâts superficiels des dégâts plus graves. Des effets additionnels comme « moteur endommagé » ou « direction compromise » peuvent ralentir ou handicaper un véhicule. Les transports blindés sont désormais détruits automatiquement lors d’un coup critique — exit les jets aléatoires de dégâts.